05/09/2004

Cela faisait longtemps...

mais sur l'échelle du temps intersidéral ce n'est pas très long...
 
Les missions martiennes américaines se sont achevées sur un succès, même si les deux robots américains, Opportunity et Spirit, continue leur périple sur le sol martien avec ce qu'il leur reste de batterie. Côté européen l'orbiter de la sonde Mars Express continue de cartophotographier la planète rouge avec une précision jamais atteinte auparavant.
 
La sonde internationale Cassini-Huygens (voir liens) est quand à elle entrée en orbite autour de Saturne le 1er Juillet dernier. Deux nouvelles lunes ont déjà été découverte, mais c'est surtout le largage en décembre prochain de la sonde Huygens dans l'épaisse atmosphère du mystérieux satellite Titan (photo) qui sera sous les projecteurs. Patience...

 
Et le projet Seti dans tout ça? Le magazine New Scientist annonçait cette semaine la découverte à quelques milles années-lumières d'un mystérieux signal pouvant être d'origine extra-terrestre, il s'agissait en réalité d'une fausse alerte... Lire la dépèche Yahoo, et l'article de la Planetory Society.
 
Pendant ce temps sur Terre le cyclone Frances ravage la Floride...

14:48 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

04/05/2004

Eclipse totale de Lune ce soir !

Si le ciel se dégage évidemment, ce qui est assez mal parti...  
La Lune entrera dans l'ombre aux alentours de 20h50, la phase de totalité de l'éclipse aura lieu entre 21h52 et 23h08, avec un maximum à 22h30 précise. 
Lors d'une telle éclipse la Lune passe dans le cône d'ombre de la Terre tout en restant visible : les rayons du soleil sont déviés par l'atmosphère terrestre et l'éclairent d'une magnifique teinte rouge-orangée. 
 
Plus d'info : 
- pour la région de Liège
- pour la région de Bruxelles

17:49 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/04/2004

Quelques brèves

Le Centre technique du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) basé à Toulouse a testé avec succès le bon état de fonctionnement de Philae (voir photo), l'atterisseur embarqué à bord de la sonde européenne Rosetta. Lancée il y a deux mois par la fusée Arianne 5, Rosetta doit survoler à partir de  2008 la ceinture d'astéroïdes (située entre les orbites de Mars et Jupiter) avant d'atteindre la comète Churyumow-Gerasimenko et y larguer Philae. L'attérisseur, un cube d'1m de côté et d'environ 100kg, étudiera notamment la composition du sol grâce à une foreuse permettant de creuser jusqu'à 20cm de profondeur. La but de cette mission consiste à en connaître davantage sur l'origine des comètes, véritables Pierres de Rosette du système solaire.

Plus d'info sur le très didactique site du CNES : http://www.cnes-tv.com/dossiers/rosetta/


La NASA a réussi mardi dernier le lancement de la sonde Gravity Probe-B, dont la mission est de vérifier directement la théorie de la relativité générale d'Einstein. Pour ce dernier l'espace et le temps sont déformés par la présences d'objets massifs (voir ici pour en savoir plus;). La sonde mesurera donc l'effet de la Terre sur ces deux dimensions. Elle est équipée de quatre gyroscopes de la taille d'une balle de ping-pong disposés dans "l'environnement le plus calme jamais produit", selon Anne Kiney, directrice de la division Astronomie et Physique du bureau de la science spatiale de la Nasa. Un téléscope surveillera le moindre mouvement ou changement d'angle de l'axe de rotation des gyroscopes, qui serait la conséquence directe de la relativité. Gravity Probe-B restera en orbite autour de la Terre pendant environ 16 mois, cette expérience est prévue depuis 45 ans.

Source : Nasa


Il est encore question de giroscopes... l'un de ceux qui assurent la stabilité et la position de l'orbite d'ISS est hors d'usage depuis hier soir. La panne s'est produite quelques heures à peine après l'arrimage du vaisseau Soyouz, qui vient d'amener trois spationautes dans la station pour une mission de six mois. Un des quatre gyroscopes dont est équipée la station ne fonctionne déjà plus depuis deux ans... et celle-ci en requiert au moins deux pour pouvoir être guidée correctement. Par précaution les astronautes de la station tenteront donc une sortie dans l'espace afin de réparer le disjoncteur électrique responsable de la panne.

Pour plus d'info reportez-vous aux liens dans la colone de droite :)


20:24 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2004

Nouveau design

Voilà une bonne chose de faîte, j'ai donné la touche finale au design de ce blog : les liens ci-dessus. Ils renvoyent vers mes précédents posts expliquant comment installer et utiliser SETI@Home. Les deux tableaux dans la désormais unique colonne de droite sont mes statistiques SETI et BOINC en temps réel. Les listes de liens ont aussi été réorganisées et enrichies. Il n'y a que certaines couleurs qui sont encore susceptibles de changer, mais pour l'instant je suis assez satisfait. N'hésitez pas à me faire part de vos éventuelles critiques ;-)

Sinon quoi de neuf dans ma recherche extra-terrestre ?

On ne peut pas dire que ça avance beaucoup ces temps-ci... J'ai quelque peu délaissé SETI pour progresser dans la nouvelle version, BOINC, encore à l'état de test. Impressions : il est incroyablement lent et très gourmand par moment... certaines wu sont calculée en 2 heures, d'autres en 2 jours. Et il faut vraisemblablement en calculer une dizaines pour voir son "credit total" et son "crédit récent" changer. Je m'accroche...
 
Notons que c'est l'Alliance Francophone qui mène le bal dans la recherche BOINC. Des statistiques par groupes sont visibles ici.

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08/04/2004

SOHO découvre sa 750ième comète!

La sonde SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) vient de révéler sa 750ième comètes depuis son lancement en décembre 1995. La découverte a été faîte par un astronome amateur, Sebastian Hönig, à partir des images de SOHO disponibles sur Internet. N'importe qui peut en effet prendre part à la chasse aux comètes.
 
SOHO est le fruit d'une collaboration étroite entre la NASA et l'ESA, ses objectifs sont d'étudier l'intérieur du soleil, les mécanismes de réchauffement de la couronne solaire et les vents solaires. Parmi les 11 instruments embarqués à bord de la sonde, le coronographe LASCO (Large Angle and Spectrometric Coronograph) s'est révélé très efficace pour la découvert de comètes. Le principe est simple : il s'agit de masquer le disque solaire afin de pouvoir observer la région tout autour que l'on appelle couronne. On espère ainsi repérer les débris et les rayons cosmiques que laissent derrière elle une comète en vadrouille à proximité du soleil.
 
- SOHO/LASCO Comet Observations : http://ares.nrl.navy.mil/sungrazer/
- SOHO (Nasa) : http://sohowww.nascom.nasa.gov/
- SOHO (Esa) : http://sohowww.estec.esa.nl/ (le même à peu de chose près)
 
Légende de la photo (je me dois de reproduire le texte ci-dessous)
 
These images were obtained by the LASCO instrument, on the SOHO satellite. The LASCO instrument was built and is operated by the LASCO consortium of the Naval Research Laboratory (Washington D.C.), The Laboratory for Space Astronomy, Marseilles (France), The Max Plank Institute for Aeronomy, Lindau (Germany) and The Department of Space Research, Birmingham (UK). SOHO is a joint ESA/NASA mission of international cooperation.

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Fin de mission pour le rover Spirit

Le rover Spirit vient d'achever sa mission principale après 90 sols d'exploration martienne. Mars Exploration Rover est donc un succès ; les résulats vont même au-delà des espérances de la NASA qui s'apprète à prolonger la mission jusqu'en septembre.
 
Spirit et Opportunity sont équipés de panneaux solaires pouvant produire jusqu'à 140 watts en plein jour (il leur en faut une centaine pour se déplacer). ils sont aussi munis de deux batteries rechargeables qui leur fournissent de l'énergie pendant la nuit. Après 90 sols passés sur Mars les batteries du rover Spirit commence à faiblir et ses panneaux solaires ne lui fournissent plus que 50 watts par jour en raison de l'éloignement croissant de Mars par rapport au Soleil et au changement de saison. La NASA met donc au point de nouveaux logiciels afin de permettre aux rovers de rester en activité pendant quelques mois encore. S'ils continuent de fonctionner correctement jusqu'en septembre l'agence spatiale américaine demandera des subventions supplémentaires pour prolonger encore la mission (rappelons que son coût total avoisine les quelques 820 millions de dollars).
 
Sur l'image on peut voir se dessiner à travers la brume hiveral les bords du cratère Gusev dans lequel Spirit avait attérit au mois de janvier dernier et dont on suppose qu'il abritait jadis un lac.

15:16 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/04/2004

Toc toc ? Les astronautes russes en mission à bor

Toc toc ?

 

Les astronautes russes en mission à bord de la station spatiale internationale ISS ont entendu un bruit métallique d’origine inexpliqué. C’est la seconde fois depuis le mois de novembre que ce bruit étrange se fait entendre. D’après l’équipe russe il ressemble au claquement d’un objet métallique contre une paroi et proviendrait de l’intérieur de la station. La NASA affirme quand à elle que tous les systèmes  fonctionnent correctement…

 

 

 

 

Un nouveau touriste spatial à bord d’ISS

 

Il s’agit de l’homme d’affaire américain Gregory Olsen, 58 ans. Il devrait se rendre dans la station spatiale internationale en avril 2005 et y séjourner une semaine. Le prix de son billet à bord du lanceur Soyouz ? 20.000 de dollars, soit les salaires cumulés pendant un an de tous les employés de sa société (je m’avance un peu là, mais ça ne doit pas être très loin de la vérité).

 

Docteur en science des matériaux et patron d’une société fabricant des instruments optiques, Gregory Olsen devrait emporter avec lui de quoi effectuer ses propres expériences.

 

La firme américaine Space Adventures a programmé 4 vols vers ISS d’ici 2007 en collaboration avec l’agence spatiale russe. C’est à ce jour la seule « agence de voyage » qui permet les vols privés dans l’espace. Un véritable monopole... pour une offre réservée aux plus riches de ce monde.

 

Pour plus d'infos

 

Les sites officiels d’ISS :

 

-          ESA : http://www.esa.int/export/esaHS/iss.html

-          NASA : http://spaceflight.nasa.gov/station/index.html

-          NASDA (Japon) : http://www.nasda.go.jp/projects/iss/index_e.html

-          ASC (Canada) : http://www.space.gc.ca/asc/fr/secteurs_asc/presence_humai...

-          RKA (Russie) : http://www.rosaviakosmos.ru/ (bonne chance !)

 

Où se trouve ISS maintenant ?

 

-          http://spaceflight.nasa.gov/realdata/tracking/index.html

-          http://esa.heavens-above.com/esa/iss_step1.asp?nored=1


14:30 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2004

Des stats...

... elles se faisaient attendre. Mon rythme de croisière à un petit peu baissé.
Ci-contre un screenshot de l'add-on SETI Monitor affichant la totalité des signaux détectés parmi 295 unités de travail complétées. Les nombreux signaux proche et sur l'axe central sont sans intérêt, ils sont émis par une source artificielle proche du voisinage terrestre, la vitesse d'accélération doppler (Doppler Drift Rate) à laquelle ils ont été détecté est nulle ou presque. Il s'agit par exemple d'un satellite passant devant le rayon du téléscope d'Arecibo et provoquant de fortes interférences radios, ou RFI  (radio Frequency Interference).
 
Result receive : 295
Total CPU time : 955h 06min
Average CPU time per work unit : 3h 14min 15.6 sec
Average results received per day : 3.35
Your rank out of 4.944.726 total users is : 513.839 th place
The number of users who have this rank : 941
You have completed more work units than 89,589 % of our users

23:03 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Du méthane sur Mars...

La sonde européenne Mars Express en orbite autour de la planète rouge depuis le mois de janvier vient de confirmer la présence de méthane dans l'atmosphère martien. Il pourrait être d'origine volcanique, mais aussi et surtout biologique. Il n'y a certainement pas de vache dans les pâturages martiens... mais cette découverte relance l'hypothèse de la présence de bactéries, et donc d'une forme de vie, sur Mars. Un nouveau tournant dans l'exploration martienne.
 
Plus d'infos sur le site officiel de la mission eurpéenne Mars Express

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01/04/2004

Quelques brèves

Me revoilà après une semaine d'absence. J'ai crée un troisième blog (http://cirrus-minor.skynetblogs.be/) et j'ai repris le travail. Je compte d'ailleurs commencer un temps plein très prochainement, je n'aurais donc plus beaucoup de temps pour m'occuper de mes blogs. Et puis j'ai encore deux ou trois projets de blog sur le grill...


Quelques brèves pour nous remettre dans le bain...


La NASA bat un record de vitesse (voir photo)
 
La NASA met actuellement au point un engin à combustion supersonique capable d'atteindre la vitesse de 10.000 km/h. Le premier vol d'essai a eu lieu ce samedi 27 Mars et a été un succès : l'appareil hypersonique (= volant à plus de Mach 5) et sans-pilote X-43A a volé durant 10 secondes à plus de 7000km/h ou Mach 7, avec une pointe à 7.700 km/h. Les précédents records était de Mach 3.2, établi par l'avion esiopn SR-71 "Blackbird", et Mach 6.7, atteind par l'avion fusée expérimental X-15.
 
Il est propulsé par une technologie appelée Scramjet, ou Supersonic Combustible Ramjet. Un stratoréacteur puise l'oxygène nécessaire à sa propulsion directement dans l'atmosphère, le compresse et le mélange avec de l'hydrogène. L'avantage réside dans le fait qu'il ne doit pas emporter avec lui ses propres réserves d'oxygène comme c'est le cas des fusées traditionelles, ce qui le rend plus léger.
 
Ses dimension sont de 3,6m de long pour 1,5m d'envergure. Il a été fixé sous l'aile d'un bombardier B-52 qui l'a amené à 12.000m d'altitude avant de le larguer. Le X-43A a alors été propulsé à 30.000m d'altitude par une fusée modifiée de type Pegasus avant d'accomplir un vol en solitaire à plus de 7.000 km/h durant 10 secondes au dessus du Pacifique.
 
Deux essai à Mach 7 et un à Mach 10 sont prévus au total. Il faudra attendre l'automne prochain pour le prochain vol.
 
Plus d'infos :
http://www.dfrc.nasa.gov/Newsroom/FactSheets/FS-040-DFRC....
http://www.nasa.gov/missions/research/x43-main.html
 
Le rover Opportunity révèle l'existence d'une ancienne mer salée sur Mars.
 
Les images microscopiques réalisées par la sonde Opportunity ont révelé d'étranges spérules agglutinées aux roches martiennes (photo ci-dessous) que les scientifiques ont appellés "myrtille". Elles seraient constituées d'hématites, ce qui prouverait la présence d'eau sur Mars par le passé.
 



L'analyse des roches révèlerait aussi que leur érosion serait plus le résultat de l'action de l'eau que celle de vent. Le site d'attérissage du rover serait même l'ancien rivage d'une mer salée. Des dépots de sable de forme sinueuse (photo ci-dessous) ont été découverts sur les roches du site, ils prouveraient que la région était autrefois recouverte d'eau dont la profondeur était faible et variable, comme sur une plage. Des traces de brome et de chlore dans ces roches appuyeraient également cette hypothèse.



Opportunity aurait donc attérit dans une région susceptible d'avoir abrité la vie. Le rover se dirigera bientôt vers un cratère beaucoup plus grand, nommé "Endurance", à quelques 700m du premier cratère où il a attéri.

Spirit, le premier des deux rovers ayant attérit sur Mar en janvier, termine quand à lui l'examen d'un cratère de 200m de diamètre baptisé "Bonneville". Les scientifiques espéraient trouver des roches plus anciennes qui auraient été projettées tout autour du cratère lors de l'impact. Elles auraient pu à nouveau prouver la présence d'eau sur Mars par le passé mais l'impact n'a pas été assez profond pour extraire des roches situées sous la couche volcanique où se trouve le rover.

Après 87 sols passé sur Mars, Spirit se dirige à présent vers un groupe de collines baptisé "Columbia Hills" situé à plus de deux kilomètres du cratère Bonneville et qu'il devrait atteindre après un voyage de 2 mois.

Plus d'info sur le site officiel de la mission Mars Exploration Rover :

15:07 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2004

Maintenant dans le ciel

Ce soir c'est avec Venus que la Lune a rendez-vous.
 


20:24 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

16/03/2004

Sedna, la dixième planète ?

Une petite dépèche Yahoo pour terminer la nuit... Des astronomes auraient découvert une dixième planète dans notre système solaire, à condition qu'on s'accorde sur ce qu'est exactement une planète...
 
WASHINGTON (Reuters) - Des astronomes ont découvert l'objet céleste le plus froid et le plus éloigné jamais détecté dans le système solaire, un monde plongé dans des ténèbres glaciales, un peu plus petit que Pluton et trois fois plus distant.

Ce "planétoïde" baptisé Sedna, du nom de la déesse inuit génitrice des créatures de l'Arctique, se trouve à plus de 13 milliards de km du soleil et sa température ne dépasse jamais -240 degrés Celsius, ont précisé les astronomes lundi.

"A une telle distance, le soleil paraît tellement petit qu'on peut le cacher complètement avec une tête d'épingle", explique Mike Brown, un astronome de l'Institut de Technologie de Californie qui dirige l'équipe qui a fait la découverte.

Sedna est l'un des corps les plus rouges du système solaire, après Mars, et il lui faut 10.500 ans pour tracer une orbite extrêmement elliptique autour du soleil.

Brown et son équipe l'ont détecté le 14 novembre. En observant le système solaire externe, ils ont repéré des étoiles stationnaires et d'autres objets cosmiques, ainsi qu'un objet se mouvant très lentement, qui s'est révélé être Sedna.

"A chaque fois qu'un objet se meut très lentement dans le ciel, nous savons qu'il s'agit de quelque chose dans le système solaire, un satellite, une planète, un astéroïde", a dit Brown, lors d'une téléconférence. "Mais il s'agit là de l'objet au mouvement le plus lent que nous ayions jamais observé et nous savions qu'il ne pouvait être que très éloigné."

A son emplacement actuel, et compte tenu de sa température, Sedna se trouve encore dix fois plus éloigné du soleil, à une distance de 135 milliards de km.

La période de rotation de Sedna est de 40 jours, ce qui est lent et il se pourrait donc qu'une lune fasse effet de ralentisseur, explique Brown, qui compte vérifier cette hypothèse grâce au téléscope spatial Hubble, qui pour l'instant est sans équivalent pour distinguer s'il y a lieu des objets distants qui apparaissent très proches l'un de l'autre, voire même fondus.

PLANETOIDE PEUT-ETRE, PLANETE SANS DOUTE PAS

Sedna fait partie du système solaire mais cela ne signifie pas que c'est une planète, selon Brian Marsden, directeur du Minor Planet Center de l'Union astronomique internationale.

"Je pense que ce serait aller vite en besogne que de l'appeler dixième planète, tout comme je pense que c'est un abus de langage d'appeler Pluton la neuvième planète", explique-t-il.

Pour prétendre au qualificatif de planète, les objets astronomiques doivent avoir une certaine taille et Pluton est à l'extrême limite du critère, poursuit Marsden. Ils doivent également "participer" aux événements du système solaire et là encore, Marsden pense que Pluton est mal placée: son orbite n'est ni circulaire, ni dans le même plan que celles des autres planètes.

Brown endosse les conclusions de Marsden, non seulement pour Sedna mais même pour Pluton. Marsden va plus loin en remettant en question le nom de baptême du corps céleste, qui n'a pas encore été approuvé par l'Union astronomique. Sa désignation officielle est 2003VB12.

Sedna s'est d'abord signalé à l'attention du Télescope Samuel Oschin, près de San Diego, avant d'apparaître quelques jours après dans la lentille de téléscopes étalés du Chili à l'Espagne en passant par l'Arizona et Hawaï.

Le nouveau téléscope spatial Spitzer de la Nasa, qui observe l'univers à l'aide détecteurs infrarouge, a également fait ses preuves sur cet objet.

Les observations de Spitzer ont permis de conclure que Sedna a sans doute un diamètre représentant les trois quarts de celui de Pluton, ce qui en ferait le plus gros objet trouvé dans le système solaire depuis Pluton elle-même en 1930.



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Plus de 250 unités de travail analysées et renvoyées depu

Plus de 250 unités de travail analysées et renvoyées depuis le début du mois de janvier. Ca vallait bien un certificat... On motive les troupes comme on peut à Berkeley (tu parles!). Car sans l'aide des setiseurs, le projet SETI serait peut-être déjà mort... sûrement même. Les budgets sont insuffisants, les extra-terrestres n'intéressent plus grand monde et on préfère construire des porte-avions ou des missiles... Et puis certains disent que le projet SETI ne sert à rien d'un point de vue scientifique car les chances de détecter un signal sont extrémement faibles... C'est peut-être vrai, mais moi j'y vois aussi une aventure internationale et pacifiste ; tout le monde est invité à y participer, sans distinction de religions, de couleurs ou d'idées politiques. Et, même si certaines inégalités persistent, c'est déjà pas mal... Quand aux signaux, moi j'y crois... ;-)
 
Sans transition je vous livre quelques statistiques en brut, et "manuellement" en raison de l'infection contracté par mon pc la semaine passée. J'en suis à 253 wu's analysées avec une moyenne de 3h18min par unité. J'en renvoie toujours en moyenne 3.60 par jour au serveur de Berkeley... Ce qui est bien mais pas top. Je me classe 555.351 ème sur presque 5 millions d'inscrits et mon pc a accompli plus de travail que 88.688% des utilisateurs.

03:17 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2004

BOINC - le successeur de SETI@Home

Deux virus ont ravagé mon pc. C'est grâce à un anitvirus en ligne que j'ai découvert l'infection car Norton n'a rien vu venir... Adieu Norton, j't'aimais pas bien ! J'ai donc pris du retard dans la recherche extra-terrestre, mon nombre d'unités de travail analysées par jour a sensiblement baissé. Mais ce grand coup de balais sur mon disque dur m'a au moins permis de réinstaller BOINC - le successeur de SETI - qui déconnait complétement et qui maintenant fonctionne à merveille. C'est donc l'occasion pour moi de vous parler de ce nouveau programme de calcul distribué, encore à l'état de test mais très prometteur.
 
Qu'est-ce que BOINC ?
 
BOINC est l'abréviation de Berkeley Open Infrastructure for Network Computing. Tout comme SETI @ Home (qu'il est censé remplacer) BOINC est un logiciel gratuit de calcul distribué par ordinateur. Mais ici on ne se limite pas à la recherche de signaux extra-terrestres, BOINC a été conçu pour permettre de travailler sur plusieurs projets simultanément. Il sera même possible de partager les ressources de son processeur entre ces différents projets selon ses préférences.
 

 
A ce jour peu de projets sont en cours, le programme n'étant disponible actuellement que dans sa version beta-test. Mais ce nouveau mode de recherche scientifique est très prometteur, de nombreuses applications sont en dévellopement, tant dans le domaine de l'astronomie que de la médecine ou de la physique. Il sera par exemple possible de traiter les données d'un accélérateur de particules, de rechercher de nouvelles molécules pour mieux traiter certaines maladies, de découvrir de nouveaux objets astronomiques tels que des trous noirs, des pulsars ou des étoiles à neutron, etc.
 
Intéressé(e) ? Dans ce cas téléchargez la version beta à l'adresse suivante :
Site officiel de BOINC
 
Il vous faudra ensuite créer un compte, vous recevrez alors par email un clef d'identification ainsi qu'un URL à introduire lors du premier lancement de BOINC. Cette clef vous permettra aussi de vous loguer sur le site officiel pour consulter vos statistiques et éditer les préférences du programme directement en ligne.
 
Voilà pour cette petite introduction, pour finir je vous mets quelques liens pour en savoir plus :
Portail BOINC-FR.net
Folding @ Home, une application médical de BOINC.
Le CERN, qui dévellope aussi une application BOINC.
 
Affaire à suivre ;)

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11/03/2004

L'année 2004 est un grand cru astronomique

Ouvrez vos agenda et marquez d'une grosse croix rouge le 8 juin prochain. Ce jour-là aura lieu un phénomène astronomique rare qu'aucun être-humain encore vivant n'a jamais pu observer : le transit de Venus devant le Soleil.
 
Ce phénomène de mécanique céleste ne se produit qu'environ tous les 120 ans et par couple espacé de 8 ans. Les derniers passages remontent ainsi à 1874 et 1882 ; les suivants auront lieu le 8 juin 2004 et le 6 juin 2012. Il nous faudra ensuite patienter plus d'un siècle...
 
La rareté du phénomène vient du fait que le plan orbital de Venus est incliné d'environ 3° par rapport à celui de la Terre. Pour qu'il y ait transit il faut donc que les deux planètes et le Soleil soient alignés sur la même ligne d'intersection, comme sur le schéma ci-dessous :
 

 
Cet évenement sera visible dans son intégralité en Europe ! Venus apparaîtra dès le petit matin comme une tache noire parcourant la surface du Soleil ; ce transit durera environ 5 heures. Les astronomes du montier entier, amateurs ou pas, braqueront lunettes et téléscopes vers l'astre solaire et projeteront l'image sur un écran blanc afin de prendre des mesures. Celles-ci serviront à calculer la distance Terre-Soleil, qui correspond à ce que l'on appelle une unité astronomique, soit environ 150 millions de km.
 

 
Pour calculer cette distance les mesures de deux observateurs situés à des endroits éloignés sur Terre sont nécessaires. C'est ainsi que s'organise tout doucement une expérience astronomique à l'échelle mondiale. Ce calcul fait intervenir les célèbres lois de Kepler sur le mouvement des planètes, ainsi que les notions de parralaxe, de triangulation et de distance à partir de mesures d'angles. J'y reviendrai quand j'aurai absolument tout compris car je n'ai pas envie de vous raconter n'importe quoi ;-)
 
Ce sera aussi une belle opportunité pour les enseignants qui voudraient animer la fin de l'année scolaire en beauté. Ce phénomène recouvre en effet tant les notions de mécanique céleste que l'histoire de l'astronomie et des sciences. Il suscitera à n'en pas douter des vocations.
 
Légende de la photo
Il s'agit d'un des rares clichés de Vénus passant devant le Soleil lors du transit de 1882.
 
Sources :
- Venus2004
- Site national français de l'opération VT-2004
 
Remarques importantes :
- Ne regardez JAMAIS le soleil directement à l'oeil nu.
- Vérifiez TOUJOURS que l'instrument dans lequel vous observez le soleil soit équipé d'un filtre solaire adéquat. Dans le cas contraire c'est la cécité totale qui vous attends

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10/03/2004

Prochainement à la une

Si la planète rouge est actuellement sous les projecteurs, il est fort à parier que Saturne lui vole la vedette à partir du mois de Juin. Partie le 15 Octobre 1997 de Cap Canaveral en Floride, la sonde Cassini-Huygens (1) entamera prochainement une mission de 4 ans en orbite autour du seigneur des anneaux. Pas moins de 75 révolutions autour de Saturne sont au programme, de quoi nous offrir un magnifique album photo de cette planète géante gazeuse, de ses anneaux et de ses nombreux satellites.
 
Par ailleurs, et c'est peut-être ça le plus intéressant, une sonde sera larguée dans l'atmosphère de Titan, la plus grosse des lunes de Saturne.
 

 
Titan reste un mystère. Il nous est en effet impossible d'en oberserver les détails de la surface en raison de l'épaisseur et de la densité de son atmosphère. Les meilleures images recueillies par le téléescope spatial Hubble nous permettent malgré tout d'avancer que Titan possède des océans et des continents :
 

 
La sonde Cassini-Huygens sera chargée de faire la lumière sur cette énygme en dressant la topographie complète de la surface de Titan, mais elle analysera également la composition chimique et l'activité météorologique de son atmosphère. Enfin elle devrait fournir toutes les données nécessaires pour comprendre et prévoir l'évolution de ce satellite, presque aussi gros que Mars (2), dont on soupçonne qu'il ressemble à la Terre à l'état primitif.
 
Vous trouverez toutes les informations à propos de cette mission sur les sites officiels de la NASA et de l'ESA puisqu'elle est le fruit d'une étroite collaboration américano-européenne : l'orbiter a été construit par la NASA tandis que l'agence spatiale italienne a fournit l'antenne grand gain qui communiquera les données à la Terre ainsi que la plupart des instruments radios.
 
- Le site de l'agence spatiale européenne
- Le site de la NASA
 
Je reviendrai bien entendu sur cette mission qui s'annonce passionante, mais aussi sur Saturne, Titan et les autres satellites que Cassini-Huygens visitera.
 
Légende de la photo
Cette image de Saturne a été prise le 9 Février dernier alors que la sonde Cassini-Huygens n'est "plus qu'à" 69.4 millions de kilomètres de Saturne, soit moins de la moitié de la distance Terre-Soleil. Sur la gauche de l'image on peut également apercevoir un des nombreux satellites de Saturne, Encélade, dont la sonde fournira des images détaillées à 50m près !
 
(1) : la sonde tire son nom de deux astronomes. Christian Huygens découvrit en 1655 les anneaux de Saturne, tandis que Jean-Dominique Cassini découvrit la division entre les anneaux A et B, division qui porte aujourd'hui son nom.
 
(2) : pour info, le diamètre de Titan à l'équateur vaut environ 5.150 km. Par comparaison celui de Mars vaut 6.794 km. La seule lune du système solaire qui dépasse Titan en diamètre est Ganymède, le plus gros satellite de Jupiter, avec un diamètre de 5.262 km. Ces deux lunes sont de taille planétaire.




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05/03/2004

Et pour cloturer cette série...

... une vue d'ensemble du site.

15:35 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Enfin...

... le résultat final.

15:32 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Il ne manquait plus que le principal... la lunette astronomi

Il ne manquait plus que le principal... la lunette astronomique, dont je ne me souviens malheureusement plus des caractéristiques.

15:30 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pose de la coupole...

Pose de la coupole...

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1278748046


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La construction de la coupole...

La construction de la coupole...

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1278748046


15:24 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les premières pierres...

... de l'observatoire familiale au milieu des années 70. Il n'existe malheureusement plus... mes grand-parents ayant vendu la maison de campagne une dizaine d'années plus tard. C'est bien dommage, l'endroit (en Gaume) était idéal pour l'observation du ciel. Et puis je l'aimais bien cette maison... Il n'y avait pas de chauffage, à peine l'électricité... mais la région était magnifique, la Semois coulait à une centaine de mètre en contre-bas, l'air était pur, la nature abondante...
 
Sur la photo on peut voir mon grand-père posant les premières pierres de l'observatoire, en 1974. Au centre, une colonne de pierre profondément enfouie dans le sol et remplie de ciment pour assurer la stabilité de la monture de sa lunette astronomique.
 
Sur les photos suivantes, les différentes étapes de la construction :)

15:23 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'eau a coulé sur Mars...

WASHINGTON (AFP) - L'eau a coulé en abondance sur Mars et des conditions favorables à la vie ont pu y exister, a annoncé mardi la Nasa en fondant ses conclusions sur les explorations menées par l'un de ses robots actuellement sur la planète rouge.

"C'est le genre d'endroit qui aurait pu permettre la vie, cela ne prouve pas que la vie y a été présente", a déclaré le responsable scientifique de la mission Mars Exploration Rover, Steve Squyres, après avoir annoncé que "l'eau a un jour coulé entre ces rochers" où évolue le robot Opportunity.

"Opportunity s'est posé dans une région de Mars où l'eau a un jour gorgé la surface, cette zone aurait été habitable", avait auparavant révélé Ed Weiler, l'administrateur adjoint de la Nasa pour la science spatiale.

En coulant à travers les roches de cette zone, l'eau "a changé leur texture et leur composition, nous avons pu détecter les indices laissés par la présence d'eau et cela nous permet d'en tirer cette conclusion", a poursuivi M. Squyres lors d'une conférence de presse au siège de la Nasa à Washington.

Les chercheurs tirent leurs conclusions de la composition actuelle des roches, qui contiennent notamment des sulfates et d'autres minéraux se formant en présence d'eau, ainsi que de la forme de certains rochers contenant des cavités où se sont formés certains cristaux.

Le robot a trouvé "une quantité impressionnante de sels" à la fois à la surface d'une roche et à l'intérieur de cette roche, a expliqué Benton Clark, membre de l'équipe scientifique de la mission. "La seule façon pour une telle quantité de sels de se former est de se dissoudre dans l'eau avant que l'eau ne s'évapore", a-t-il ajouté.

Les conclusions de la Nasa sont fondées sur l'analyse d'un substrat rocheux exposé, situé à l'intérieur d'un petit cratère, juste à côté du point de chute du robot Opportunity, dans une région appelée Meridiani Planum.

Le robot a consacré l'essentiel des trois dernières semaines à analyser cette roche, que les scientifiques ont appelée El Capitan. Les mesures reçues sur Terre montrent une forte concentration de soufre, détectée grâce au spectromètre à rayons-X qui équipe le robot.

"La forme chimique de ce soufre paraît être du magnésium, du fer et d'autres sels de sulfate", a précisé M. Clark, de la firme Lockheed Martin Space Systems à Denver (Colorado) qui participe à la mission. "Des éléments pouvant former du chlorure ou même des sels de bromure ont aussi été détectés", a-t-il ajouté.

D'autre part, l'analyse de l'apparence de cette roche fournit trois éléments indiquant la présence passée d'eau, a expliqué le géologue John Grotzinger, du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, près de Boston: "des indentations appelées druses, de petites sphères et une stratification oblique".

La Nasa a lancé cette mission pour découvrir "si au moins une partie de Mars a connu un environnement humide de longue durée qui aurait pu être hospitalier à la vie. Aujourd'hui nous avons des éléments pour fournir une réponse passionnante: oui", a de son côté déclaré James Garvin, responsable scientifique à la Nasa pour l'exploration de Mars et de la Lune.

Opportunity s'est posé sur Mars le 24 janvier, précédé par son jumeau, Spirit, arrivé le 3 janvier dans le cratère Gusev. Ils avaient été lancés à bord de sondes en juin et juillet 2003, de Cap Canaveral (Floride).

La mission des deux robots doit se poursuivre jusqu'à la fin avril. D'un coût de 820 millions de dollars, elle mobilise environ 300 scientifiques et techniciens. Son centre de contrôle est situé au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie, ouest).

12:01 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Rosetta à la poursuite des comètes

EVRY (AP) - Un gros "ouf" de soulagement. Après deux reports de lancement successifs la semaine dernière, la fusée Ariane-5 a placé sur orbite, mardi matin pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA), la sonde Rosetta qui doit d'ici 2014 rejoindre une comète pour s'y poser et l'étudier, une première mondiale.

Le décollage d'Ariane-5, depuis la base de Kourou en Guyane française, a eu lieu mardi à 8h17 heure de Paris (4h17 heure de Kourou, 7h17 GMT). Rosetta a été larguée sur l'orbite visée, à 10h31 heure de Paris.

Le succès de cette mission a été accueilli par des applaudissements tant dans le centre de contrôle de Kourou qu'au siège de l'ESA à Paris où le lancement a été retransmis en direct. Le succès a été sablé au champagne en milieu de matinée.

Après ce succès, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a renouvelé "sa confiance dans l'industrie spatiale française et européenne pour poursuivre le développement de la conquête spatiale européenne dans les domaines de la science, de l'environnement et des télécommunications".

Initialement programmé jeudi dernier, ce lancement avait été reporté à deux reprises, une première fois de 24 heures en raison de conditions météorologiques défavorables, puis à la suite d'un problème technique.

Il s'agissait de la première mission de l'année pour Ariane et la 162e mission d'une fusée Ariane depuis la mise en service des lanceurs européens en décembre 1979.

C'est une mission très particulière qu'Ariane-5, dans sa version "générique" a accomplie avec brio, très loin des traditionnelles mises en orbite de satellites de télécommunications, qui durent une trentaine de minutes.

La fusée a d'abord rejoint une altitude de 173,4 kilomètres avant l'extinction puis le largage de son moteur principal, et a entamé, en utilisant la gravitation, une phase balistique d'une heure et 46 minutes au cours de laquelle elle a progressivement pris de l'altitude et effectué une fois et demi le tour de la Terre.

A 652 kilomètres, Ariane-5 a mis en route le moteur de son étage supérieur pour rejoindre l'orbite visée à 1.364,3 kilomètres, altitude à laquelle Rosetta a été larguée.

"C'était une mission un peu inhabituelle puisqu'Ariane-5 'générique' était utilisée sur un mode bien spécifique. Le fonctionnement du lanceur a été parfait et la partie plus spécifique avec allumage retardé a marché de façon formidable", s'est félicité le directeur général d'Arianespace Jean-Yves Le Gall lors d'une conférence de presse.

La sonde va maintenant pouvoir entamer son périple interplanétaire de plus de cinq milliards de kilomètres, pendant dix ans, afin de rejoindre d'ici 2014 la comète Churyumov-Gerasimenko à la surface de laquelle le module Philae va se poser pour l'étudier.

Pour atteindre son objectif, la sonde survolera trois fois la Terre, puis une fois la planète Mars vers laquelle elle sera propulsée, utilisant ainsi le champ gravitationnel de ces deux planètes pour sa trajectoire.

Arrivé à proximité de la comète, le module s'y arrimera à l'aide d'un harpon et de trois pieds dont les vis se planteront à la surface. Sans cela, le module serait éjecté, en raison de la très faible gravité qui règne sur la comète.

La rencontre s'effectuera à la vitesse de 135.000km/h. Outre le module -"l'atterrisseur"-, un "orbiteur" restera dans le voisinage de Churyumov-Gerasimenko pour réaliser une cartographie de la comète.

Rosetta accompagnera la comète pendant 17 mois, une période qui permettra d'étudier, comme jamais auparavant, la composition de la surface, et d'en prendre des images.

Toutes ces données doivent permettre aux scientifiques d'en apprendre un peu plus sur l'origine de notre système solaire, les comètes étant apparues très tôt dans notre univers.

La réussite de ce lancement permet à Arianespace de démontrer la capacité d'Ariane-5 à s'adapter à des missions multiples, qu'il s'agisse de tirs commerciaux, ou des lancements scientifiques vers une orbite particulière.

Elle efface également les déboires d'Ariane-5 fin 2002, début 2003, qui avaient entraîné un report de plus d'un an pour la mission Rosetta.

Le 11 décembre 2002, la fusée Ariane-5, utilisée pour la première fois dans sa version "10 tonnes", avait été détruite en vol quelques minutes après son décollage, après avoir dévié de sa trajectoire, un échec dû à des fuites dans le circuit de refroidissement du moteur principal.

Et même si les Ariane-5 "génériques" n'étaient pas en cause, l'ESA avait finalement décidé, mi-janvier 2003, de reporter le lancement de la sonde cométaire par mesure de précaution, le temps que des analyses, des vérifications, et le passage en revue de l'ensemble des procédures de lancement soient effectués sur les deux versions d'Ariane-5.

La sonde, qui devait absolument être lancée avant le 31 janvier 2003 pour rejoindre la comète Wirtanen initialement choisie, est restée clouée au sol pendant plus d'un an, et les scientifiques de l'ESA ont dû refaire leurs calculs et se trouver une nouvelle cible. En ce qui concerne Arianespace, cinq autres tirs sont prévus cette année, et la version "10 tonnes" des Ariane-5 devrait reprendre du service cet été.

En attendant, c'est encore une Ariane-5 "générique" qui décollera de Kourou en mai pour une mission beaucoup plus classique que celle de mardi, à savoir la mise en orbite d'un satellite canadien de télécommunication. AP

Vous trouverez un lien vers le site de la mission Rosetta dans la colonne de droite ;)

11:53 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Signal soi-disant intéressant...

On améliore le temps moyen de traitement, mais on note aussi une petite baisse de régime dans le nombre d’unité de travail renvoyées par jour.

 

Results Received

213

Total CPU Time

708 hr 23 min

Average CPU Time per work unit

3 hr 19 min 32.7 sec

Average results received per day

3.57

Your rank: (based on current workunits received)

Your rank out of 4906559 total users is:

607211th place.

The number of users who have this rank:

1551

You have completed more work units than

87.593% of our users.

 

SETI Monitor m’indique aussi la découverte d’une pulse “intéressante” dans l’unité de travail 149 :

 

 

Je doute fort qu’il s’agisse vraiment d’un signal d’origine extra-terrestre. Son Drift Rate vaut 0 Hz/s, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’accélération Doppler, j’en conclu que ce signal provient du voisinage terrestre.



10:57 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/02/2004

Système extra-solaire

Cette planète ne vous dit rien ? Normal, c’est moi qui l’ai crée, quelque part dans notre galaxie, autour d’une étoile de type plus ou moins semblable à notre Soleil. Celestia nous permet de jouer à Dieu en créant des systèmes extra-solaires en quelques clics. Bon d’accord, c’est un peu plus complexe quand même, mais ça reste abordable au commun des mortels. J’ai d’abord créer la texture sur base d’images satellites en haute définition de la Terre que j’ai mixées les unes avec les autres. J’ai ensuite choisi son diamètre, la distance à laquelle elle orbite autour de son étoile, l’excentricité et l’inclinaison de son orbite, l’épaisseur et la couleur de son atmosphère, le temps qu’elle met pour accomplir une rotation sur elle-même, etc. Je vais aussi la munir d’une ou plusieurs lune, et pourquoi pas d’une station spatiale si je décide d’y mettre une forme de vie évoluée…

 

Je compte mettre prochainement sur ce blog un premier système extra-solaire entier à télécharger, ainsi que les explications pour l’installer dans Celestia et pour en créer d’autres si comme moi vous avez envie de jouer à la Création…

 

En attendant, deux autres planètes déjà crées…

 

Une planète géante gazeuse et son satellite.

 

Une petite planète tellurique, avec de l’eau, des continents, etc.



17:17 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Nouvelles stats

De nouvelles statistiques, on approche tout doucement des 200 unités de travail analysées…

 

Results Received

192

Total CPU Time

643 hr 16 min

Average CPU Time per work unit

3 hr 21 min 01.2 sec

Average results received per day

3.62

Your rank: (based on current workunits received)

Your rank out of 4896516 total users is:

639449th place.

The number of users who have this rank:

1737

You have completed more work units than

86.905% of our users.


17:16 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/02/2004

Découverte d'un grand corps céleste

LOS ANGELES (AP) - Des astronomes américains ont annoncé la découverte d'un corps céleste gelé à sept milliards de kilomètres de la Terre, qui représenterait environ la moitié de la taille de la planète Pluton.

Si la découverte est confirmée, le "planétoïde" serait alors le plus grand corps céleste identifié dans notre système solaire depuis que Pluton a été repéré pour la première fois en 1930. Des observations préliminaires indiquent que l'objet est 10% plus grand que Quaoar, un corps céleste de 1.300 kilomètres de diamètre découvert en 2002.

"Il semble qu'il soit plus grand que Quaoar, ce qui en ferait le corps céleste le plus gros depuis Pluton", confirme Mike Brown, un astronome de l'Institut de technologie de Californie.

M. Brown et ses collègues Chad Trujillo, de l'Observatoire Gemini à Hawaï, et David Rabinowitz, de l'université de Yale, ont réalisé la découverte lundi soir en utilisant un télescope de l'Observatoire Palomar, près de San Diego, en Californie.

Surnommé 2004 DW, l'objet se trouve à la périphérie extérieure de la Ceinture de Kuiper, qui contient une myriade de corps glacés au-delà de l'orbite de Neptune. Pluton est le plus gros objet connu de cette ceinture, et est également la planète la plus petite et la plus éloignée du système solaire.

Le nouveau corps identifié est le 15e objet de plus de 480 kilomètres de diamètre découvert dans cette région.

Des mesures préliminaires indiquent qu'il décrit une orbite elliptique qui le conduit à s'approcher à 4,3 milliards de kilomètres du Soleil et à s'en éloigner de 7,5 milliards de kilomètres, a précisé M. Brown. L'objet mettrait 252 ans pour accomplir une orbite complète.

L'image est un screenshot de Pluton dans Celestia (voir liens) avec une texture fictive.


12:45 Écrit par J | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |